Comment choisir son agence de communication

Vous allez rencontrer trois prestataires. Ils auront tous un beau portfolio, un discours rodé et un devis crédible. Le problème n'est pas de trouver une agence. C'est de savoir laquelle fera bouger votre chiffre d'affaires.

Les critères qui ne veulent rien dire

Un portfolio joli. Le piège le plus courant. Un site élégant ne dit pas s'il a fait vendre. Un logo primé ne dit pas si l'enseigne se lit à trente mètres. Devant chaque cas présenté, posez une seule question : qu'est-ce que ça a changé pour le client ? Si la réponse tient en adjectifs, vous regardez une galerie, pas un résultat. Un cas honnête porte un chiffre : des avis, des abonnés, des réservations. C'est pour ça que nos réalisations en portent un.

Le nombre de salariés. Une agence de trente personnes n'en affecte pas trente à votre dossier. Souvent deux. Parfois une, et pas celle du rendez-vous.

La liste de logos clients. Un logo sur une page peut valoir trois ans de collaboration comme une facture unique en 2019. Demandez sur quel projet, en quelle année, et combien de temps.

Le prix le plus bas. Un devis deux fois moins cher décrit rarement la même prestation. Il décrit un périmètre plus petit, ou un temps de travail plus court. Vous le découvrirez au deuxième aller-retour. Pour comparer proprement, voyez les fourchettes du marché dans notre article sur combien coûte une agence de communication.

Comment choisir son agence de communication : les critères qui comptent

Qui va vraiment travailler sur votre dossier

La question la plus rentable de tout le processus. Dans beaucoup de structures, le rendez-vous est mené par un commercial et le travail fait par un junior, que vous ne verrez jamais. Demandez les prénoms. Demandez à parler à la personne qui produira. Demandez ce qui se passe si elle part. Une réponse gênée en dit plus qu'une présentation de cinquante pages.

Une agence qui exécute ou une agence qui challenge

Une agence qui exécute prend votre commande. Vous demandez trois vidéos, vous obtenez trois vidéos, facturées, livrées, oubliées. Une agence qui challenge commence par demander pourquoi trois vidéos. Elle regarde votre marge, votre offre, votre parcours client. Parfois elle vous dit que le problème n'est pas la visibilité mais le prix affiché en vitrine, ou le fait qu'on ne peut pas réserver le samedi.

La deuxième est plus inconfortable. C'est aussi la seule qui évite de payer une belle campagne pour une offre qui ne convertit pas. Bon signal : on vous demande votre panier moyen avant de parler couleurs. Un diagnostic avant de communiquer devrait précéder toute production.

La proximité et la connaissance du terrain

Pour une PME, un commerce ou un artisan, la distance a un effet concret. Filmer un atelier, photographier un salon, comprendre pourquoi les clients viennent le jeudi : cela suppose de venir sur place, plusieurs fois, sans facturer trois heures de route. Et un prestataire qui connaît votre zone sait ce que font vos concurrents à deux rues. C'est l'intérêt d'une agence locale à Toulouse quand votre clientèle l'est aussi.

La preuve dans la durée

Un beau lancement ne prouve rien. Demandez un client suivi depuis plus de deux ans, et ce qui s'est passé la deuxième année. C'est là qu'on voit la différence entre un effet d'annonce et un travail de fond.

Petite structure ou grosse agence

Les grosses agences ne sont pas un mauvais choix. Elles sont adaptées à certains chantiers : plusieurs marques, plusieurs pays, des achats média importants. Si c'est votre situation, allez-y sans hésiter.

Pour une entreprise locale, l'équation est différente. Le circuit de décision est court : vous parlez à la personne qui décide, la réponse arrive dans la journée. Il n'y a pas de couche de gestion à financer, donc le budget part davantage dans la production. Et la personne qui vient filmer connaît votre dossier depuis le premier rendez-vous.

L'inconvénient existe, autant le dire. Une petite structure a une capacité limitée. Si votre projet demande dix intervenants en même temps, elle doit le reconnaître au lieu de l'accepter. Bon test, d'ailleurs : demandez à votre interlocuteur ce qu'il ne sait pas faire. Nous sommes deux, et on répond à cette question avant qu'elle soit posée. Notre page agence dit qui fait quoi.

Les signaux d'alerte

  • « Première position sur Google garantie ». Personne ne peut la garantir, pas même Google. Une agence sérieuse s'engage sur un travail et des indicateurs, jamais sur un rang.
  • Un devis envoyé sans une seule question sur votre entreprise. Si on vous chiffre un site sans savoir ce que vous vendez, à qui et avec quelle marge, on vous vend un gabarit. Le prix peut être correct, le résultat sera générique.
  • Un engagement de 24 mois d'emblée. Un engagement long se justifie en échange d'un tarif plus doux. Proposé au premier rendez-vous, sans période de test, il protège l'agence, pas vous. Demandez les conditions de sortie.
  • Vous ne possédez pas votre site. Le piège le plus coûteux. Certains contrats en location vous laissent sans nom de domaine, sans code et sans contenus le jour du départ. Exigez la propriété du domaine, des fichiers et des accès, et lisez les conditions d'hébergement et de maintenance avant de signer.
  • Les comptes publicitaires au nom de l'agence. Vos comptes Meta et Google Ads doivent vous appartenir. L'agence y accède, elle ne les détient pas. Sinon, vous perdez votre historique de campagnes : des mois de données payées par vous.
  • Un rapport mensuel sans chiffre d'affaires. Des impressions, des vues et des « portées » sans lien avec les ventes, cela s'appelle un rapport d'activité, pas un résultat.

Les 10 questions à poser en premier rendez-vous

Copiez-les, posez-les dans cet ordre. Elles fonctionnent avec n'importe quel prestataire, y compris nous.

  1. Qui va concrètement travailler sur mon dossier, et est-ce que je le rencontrerai ?
  2. Quel résultat chiffré avez-vous obtenu pour une entreprise comparable à la mienne ?
  3. Qu'est-ce qui n'est pas compris dans ce devis et qui me sera facturé en plus ?
  4. Combien d'allers-retours sont prévus avant que des frais s'ajoutent ?
  5. À qui appartiennent le nom de domaine, le site, les fichiers sources et les comptes publicitaires ?
  6. Que se passe-t-il si j'arrête dans six mois : que puis-je emporter, et sous quel délai ?
  7. Comment saurons-nous, dans six mois, si ça a marché ? Quels indicateurs regarde-t-on ?
  8. Qu'est-ce que vous me déconseillez de faire, dans ma situation ?
  9. Quel est le délai de réponse quand je vous envoie un message un mardi matin ?
  10. Qu'est-ce que vous ne savez pas faire, et à qui le confiez-vous le cas échéant ?

Les questions 8 et 10 sont les plus révélatrices. Un prestataire qui sait tout faire et ne déconseille rien vous dira oui à tout, y compris quand vous aurez tort. Préparez aussi votre côté du rendez-vous : notre article sur comment faire un brief à une agence donne la trame.

Questions fréquentes sur le choix d'une agence

Comment trouver une agence de communication près de chez moi ?

Trois sources valent mieux qu'un moteur de recherche seul. Demandez à deux ou trois dirigeants de votre secteur avec qui ils travaillent et ce qu'ils en pensent vraiment. Regardez qui a fait les vitrines, les sites et les vidéos qui vous plaisent autour de vous, puis remontez au prestataire. Et vérifiez les avis Google, en lisant les réponses de l'agence autant que les notes. La proximité compte surtout pour une chose : la capacité à venir sur place filmer, photographier et comprendre votre lieu.

Faut-il choisir une petite agence ou une grande agence ?

Cela dépend de la taille du chantier, pas de vos préférences. Une grande structure est utile quand il faut couvrir plusieurs pays, plusieurs marques ou acheter beaucoup de média. Une petite structure est souvent plus adaptée à une PME locale : moins d'intermédiaires, décision rapide, et les personnes vues en rendez-vous sont celles qui travaillent. La vraie question n'est pas le nombre de salariés, c'est le temps que votre dossier va réellement recevoir.

Quelles questions poser à une agence de communication ?

Commencez par celles qui font parler du travail, pas du discours : qui va s'occuper de mon dossier au quotidien, quel résultat concret avez-vous obtenu pour un client comparable, qu'est-ce qui n'est pas compris dans le devis, à qui appartient le site et les comptes publicitaires, comment mesure-t-on l'effet dans six mois. Cet article en propose dix, formulées pour être posées telles quelles en premier rendez-vous.

Comment savoir si une agence de communication est sérieuse ?

Une agence sérieuse pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses au premier rendez-vous. Elle veut connaître votre marge, vos clients, votre organisation avant de parler de logo. Elle accepte de dire non à une demande qui n'aura pas d'effet. Elle met par écrit le périmètre, les allers-retours et la propriété des fichiers. Et elle ne promet jamais une position sur Google, parce que personne ne peut la garantir.

On regarde votre com' ensemble ?

Avant de rencontrer qui que ce soit, sachez ce que vous cherchez. Le Piou Score pose 18 questions, prend 3 minutes et évalue 6 axes : positionnement, offre, expérience client, image de marque, présence et acquisition. Vous repartez avec un score sur 100 et vos 3 priorités classées. Aucune inscription, réponses stockées sur votre appareil. C'est déjà un ordre du jour pour vos rendez-vous.

Ensuite, le premier bilan est offert : 20 minutes, sans engagement, avec les dix questions ci-dessus si vous voulez. Ou au 07 89 43 10 65, du lundi au vendredi, 9h-16h (le lundi dès 8h30).